Cavendish, homme du nord au sang chaud

Publié le par DESGRANGES

Cavendish_bras.jpgLe talent du sprinteur est de savoir faire taire toute sa rage sur 199% du trajet et de la réveiller violemment dans le dernier pourcent de la course. Les derniers métres...

Le sulfureux coureur britannique Mark Cavendish, boule de nerfs de 24 ans, a fait plus que détonner sa rage sur le tour de Romandie (Suisse). Lancé à plus de 70km/h, le meilleur sprinteur mondial franchit la ligne avec puissance, abandonnant derrière lui ses adversaires. Puis, il relève la tête subitement. Là, tu te dis qu'il va lever le bras, fier de sa victoire. Bomber le torse, et mettre en évidence, avec toute son arrogance, les sponsors sur son maillot.

Et non !

Mark Cavendish, dans son élan, dans sa rage, fait un bras d'honneur à l'anglaise. Les deux doigts tendus. Deux doigts comme le V de la Victoire. Comme les deux victoires qu'il tient à son palmarés en 2010 (au lieu de 8, à la même période en 2009). Comme les deux doigts que tendaient les archers britanniques lors de la guerre de 100 ans.

Un bras d'honneur pour décocher une flèche vers les journalistes et les commentateurs qui s'acharnent sur lui.

Peu de temps après, son sponsor lui demande de se retirer de la course. Les marchands n'apprécient pas la fougue. Les marchands n'aiment pas la rage. C'est un bien trop mauvais exemple pour nos jeunes générations...

Je déteste Cavendish pour son arrogance. Je l'adore pour sa rage.

 

DESGRANGES

Publié dans Cyclisme

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